Conseils de lecture

Les Heures rouges

Presses de la Cité

21,00
par (Libraire)
27 juillet 2018

Les heures rouges ou le destin des femmes

Ce roman dystopique dans la veine de "La Servante Écarlate" nous livre l'histoire de 4 femmes, 4 narratrices, 4 destins.

L'épouse, mère de deux enfants mais qui a l'impression d'en avoir trois à cause de son mari souvent irresponsable. Elle aimerait prendre position face à ce gouvernement de plus en plus dur avec les femmes, mais elle n'arrive déjà plus à tenir sa maison comment pourrait-elle s'impliquer ? Elle n'est pas Ro elle, son amie cultivée et vindicative.

La fille, adoptée dès la naissance, sa mère ne lui a laissé aucun moyen, aucune chance de la connaître un jour. Enceinte de quelques semaines la fille doit prendre une décision : interrompre ou non cette grossesse ? Mais dans cette société de plus en plus stricte le second choix implique l'illégalité et le risque de finir en prison pour homicide. Peut être que la guérisseuse pourra lui venir en aide ?

La biographe, ou plutôt l'enseignante puisque son livre avance au ralenti en ce moment, n'a plus que deux semaines avant que la nouvelle loi stipulant qu'un enfant, même adopté doit avoir obligatoirement un papa et une maman entre en vigueur. Deux semaines pour que sa tentative d'insémination avec le sperme d'une donneur fonctionne. Elle n'a pas eu la chance de Susan qui à rencontré l'amour à la fac et qui a eu deux enfants. Non, à la place elle a eu un frère junkie et la vie d'une exploratrice polaire à raconter.

La guérisseuse, vit seule, ou plus précisément loin des Hommes. Le monde extérieur ne l'intéresse pas à l’exception de ses "patientes" qui viennent la consulter elle plutôt que d'aller à l'hôpital. Malheureusement, les villageois ne l'apprécient pas autant et certains la considèrent comme une sorcière. Si seulement elle avait le courage de dévoiler qui elle est vraiment.

Un très bon roman qui questionne l'évolution ou plutôt le recul de notre société par rapport à certains sujets et à la place des femmes.


UN DIEU DANS LA MACHINE

Brocas Alexis

Phébus

17,00
par (Libraire)
27 juillet 2018

Un dieu dans la machine ou quand la fiction impacte la réalité

Un dieu dans la machine d'Alexis Brocas est aussi riche qu'il est court.

L'auteur nous propose ici une dystopie qui se veut miroir de notre société actuelle avec une famille décomposée, une ado obnubilée par un jeu vidéo et un père qui accepte un travail peu gratifiant pour échapper au chômage. Si ce n'est que dans cette société il y a le groupe Larcher : une multinationale surpuissante et tentaculaire qui s'immisce dans votre quotidien sans que vous le sachiez. Larcher à mis au point un système révolutionnaire pour traiter l'information : la machine.

Ce roman est l'histoire d'un homme qui accepte un emploi dans cette entreprise pour tenter de reprendre sa vie en main et se rapprocher de sa fille. Mais c'est parce qu'il va accepter cet emploi que l'espérance de vie de sa fille prédit par la machine va passer de 83 à 17ans. Une course contre la montre va alors se mettre en place : l'homme face à la machine. L'humanité et ses limites face à la technologie et son évolution permanente.

Coup de cœur (pour le moment indétrôné) de cette rentrée littéraire.


Repose-toi sur moi
8,40
par (Libraire)
27 juillet 2018

Il n'ont rien en commun et pourtant leurs destins vont se croiser à un moment charnière de leurs vies. Cette rencontre passionnelle va les propulser bien plus loin qu'ils ne l'auraient imaginé... Aurore et Ludovic sont très attachants, j'aurais aimé les suivre un peu plus longtemps...


Chien-Loup
21,00
par (Libraire)
27 juillet 2018

Sauvage !

Incontestablement un grand roman de cette rentrée littéraire !

On se laisse emporter par ces 2 histoires parallèles qui se rejoignent dans cette maison paumée du Lot où la nature règne sur les hommes.
2 époques : l'été 1914 et l'été 2017.
Une alternance de narration habile, une langue sublime, un rythme soutenu, des personnages attachants, tout est réuni dans ce roman de près de 500 pages qu'on aimerait lire d'une traite !


Gramercy Park
20,00
par (Libraire)
13 avril 2018

Gramercy Park ou les beaux matins

Cette bande dessinée, illustrée par Christian Cailleaux, célèbre pour ses nombreuses illustrations pour Aire Libre, Futuropolis, Casterman…et scénarisée par Timothée de Fombelle, connu et reconnu pour ses romans jeunesses tel que Vango ou Le Livre de perle mais aussi plus récemment pour son incroyable Neverland…je me suis dis que le résultat ne pouvait être que bon. Mais à ce point là, je ne m’y attendais pas.

Gramercy Park qu’est ce que c’est ?

Gramercy Park c’est bien des choses, c’est une histoire d’amour, c’est une histoire de gangster, c’est l’histoire d’une femme et d’une autre, c’est l’histoire d’un homme et tant d’autres… C’est une histoire de passion et de calme. Et aussi de miel.

Mais…de quoi ça parle ?

L’intrigue se passe dans le New York des années 50, un New York aux tons pastels et moroses. Dans cette histoire, nous allons suivre Madeleine, une jeune femme française, vivant aux États-Unis et veuve depuis maintenant 3 ans. Ancienne danseuse classique elle plaque tout pour partir avec son mari et laissera derrière elle bien des choses dont son grand père et sa passion pour l’apiculture. Maintenant veuve, elle redécouvre cette pratique et préfère passer du temps avec les abeilles plutôt qu’avec les autres êtres humains. En face de chez elle, un seul voisin, un certain M. Day. On se sait rien de lui, si ce n’est qu’il semble très riche et très puissant. Madeleine passe ses journées à l’observer et ira même jusqu’à le suivre. Mais dans les rues de New York bien loin des beaux matins et des abeilles se jouent les drames humains, et parmi ces drames celui qui lie nos deux héros.

Je n’en dirai pas plus !

Il faut lire Gramercy Park. Je ne peux pas vous en dire plus sur cette bd sans vous gâcher le plaisir de la lecture et de la découverte. Les graphismes sont doux, étonnants, déroutants…Christian Cailleaux nous propose de véritables jeux de lumière qui sublime la complexité des personnages. Quant au scénario de Timothée de Fombelle, il parvient à nous tenir en haleine sans pour autant être violent, agressif ou pressé. Ce livre n’est que douceur, la douceur de la consolation et des beaux matins.