Tous, sauf moi
24,00
17 juillet 2019

Roman un peu difficile, pour les lecteurs d'Eva dort, qui entremêle problématiques migratoires actuelles et mémoire historique .

Tout commence à Rome, en 2010, avec l'improbable rencontre entre Ilaria et un jeune Ethiopien migrant qui porte...le même nom que son père.
S'ensuit pour Ilaria un voyage à l'envers du côté de la biographie paternelle et des secrets de famille discrètement effacés. Franscesca Mélandri ouvre alors les pages sombres de l'histoire Italienne de Mussolini en pleine folie impérialiste et sanguinaire en lointaine Abyssinie. Elle évoque ces ''Monsieur -Tout-le Monde'' déguisés en ''chemises noires'' qui détournent les yeux et s’accommodent des carnages et des viols collectifs, signent des articles ''d’anthropologie'' délirante et biaisée et théorisent la supériorité des peaux blanches sur les peaux noires. Et continuent de vivre, oublieux, page tournée. Comment est ce possible?
Francesca Mélandri ne juge pas, elle nomme. Et laisse infuser.

Un livre éprouvant, intelligent et précis, comme un rempart de vigilance face aux populismes nauséabonds. Puisque, parfois l'histoire bégaie et répète à l'infini les horreurs du passé, agite les foules sans tête, les galvanise et les entraîne loin du respect d'Autrui qui fonde pourtant et nourrit notre humanité.
Une réflexion juste et profonde. Un livre dérangeant qui mérite que l'on s'obstine, au risque d'en être meurtri. Lire, c'est cela aussi: ne pas ignorer, ne pas détourner le regard de ce qui fâche …..

Tous les conseils de lecture

    A l'occasion de la sortie de son nouveau roman "Les Roses fauves" / Sur inscription
    Le , Librairie PEIRO-CAILLAUD

    "Peu après la sortie de mon premier roman, Le cœur cousu, une lectrice m’a raconté une coutume espagnole dont j’ignorais l’existence : dans la sierra andalouse où étaient nées ses aïeules, quand une femme sentait la mort venir, elle brodait un coussin en forme de cœur qu’elle bourrait de bouts de papier sur lesquels étaient écrits ses secrets. À sa mort, sa fille aînée en héritait avec l’interdiction absolue de l’ouvrir. J’ai métamorphosé cette lectrice en personnage." - Carole Martinez

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