Collectif des lecteurs masqués

Les lecteurs masqués œuvrent incognito...et viennent se greffer aux librairies en poste afin de vous apporter les critiques de leurs dernières lectures.

Chaque fidélité
19,90
25 septembre 2019

Voilà un très joli livre subtil sur les intermittences du désir. Des personnages vibrants et libres, délicats avec ceux qu'ils aiment, mais qui ne renoncent à rien, intensément fidèles à eux mêmes.

D'une ligne à l'autre, les vies discrètes mais bruissantes de vie, s'entrecroisent dans le cœur de Milan, et s'échappent dans des ruelles au nom qui chantent l'Italie... pour revenir plus tard, sur la pointe des pieds, dans une mise en scène étonnante, orchestrée comme un ballet.

Réaliste, sans vulgarité. C'est fluide, léger malgré les interrogations existentielles complexes et la violence souterraine parfois... Une belle écriture. Superbe.

Les altruistes
23,00
25 septembre 2019

Des critiques très élogieuses pour ce premier roman, que l'on ouvre donc avec gourmandise...
Bien-sûr, avec ce professeur d'université grincheux, frustré, en quête de reconnaissance qui ne vient pas, il y a du P. Roth dans l'air, voire du Woody Allen.... Quant au souffle d'un Jonathan Franzen insufflé dans cette fiction , je le cherche désespérément...

Alors, on espère au moins, un livre drôle, enjoué, mais tous les personnages restent grisouilles au fil des pages, sarcastiques, sans épaisseur, sans panache, sans lumière pour les éclairer de l'intérieur. Des anti-héros recroquevillés, presque antipathiques, pas altruistes du tout malgré le titre que je ne m'explique pas bien... Et l'humour laconique de A. Ridker ne sauve pas grand chose.

Un récit factuel, dénué d'émotion, où il ne se passe rien, et même le maillage de l'improbable réconciliation familiale aussi tardive qu'artificielle n'est pas travaillé. En creux, on peut juste dire que se dessine le portrait d'une certaine Amérique consumériste, indélicate, peu généreuse, moche, qui ne fait plus rêver personne.. .Mais ça, on le savait déjà !
Vision bien pessimiste pour le jeune A.Ridker de 28 ans, dans le sillage d'un certain négationnisme en vogue, dont je me détourne ... Car, à quoi sert la littérature si elle ne transmet pas un peu de beauté, de réflexion, de compassion, de joie, de larmes, de rire, bref d'humanité?

Ma critique est sévère, mais l'ouvrage est sévèrement décevant.

Monroe, Mary Alice

Charleston

8,90
4 septembre 2019

Contrepoint plus ''soft'' aux Garçons de l'été, où il y a aussi l'océan (Atlantique), le soleil, les vagues …. Mais il y a aussi des dauphins amicaux, des réconciliations, des transmissions, des bons sentiments et des personnages attachants. C 'est peut être une'' bluette'' pour les romantiques, mais il y a un grand plaisir de lecture à refermer le livre sur un monde ensoleillé, bienveillant, prometteur.
Un livre de vacances …. le lecteur attend une suite...

Les Garçons de l'été
4 septembre 2019

L'histoire commence dans les vagues et le soleil avec ces jeunes surfeurs magnifiques, à la beauté insolente, qui se jouent du danger en criant dans le vent et l'océan déchaîné ''Même pas peur'', et tant pis ,si les Dents de(s) la Mèr(es) s'entrechoquent d'angoisse... Elles l'ont bien cherché, à offrir à leurs enfants gâtés-pourris les premiers cours de surf...

On fréquente les meilleurs spots de surf, on écoute les vagues se fracasser le long de la Côte des Basques, on se baigne dans l'Océan Indien, décor idyllique, eau transparente et jusque là, le lecteur est heureux... Puis tout se brouille, avec l'arrivée du requin-bouledogue qui croque les gambettes des surfeurs impénitents...suivi de près par la requin(e )-tigresse de papier, Rebecca Lighieri, avec ses petites dents acérées qui achève le travail en déchiquetant l'idée même de famille.
Étrange livre, éprouvant, un peu glauque sur la fin avec ces êtres maléfiques, ''gore'', même si l'on y croit pas vraiment...

Âmes sensibles s'abstenir...

Murène
21,80
22 août 2019

Portée par une remarquable écriture, la question du handicap est au cœur de ce magnifique roman.
On y suivra, à bout de souffle le parcours courageux de son héros, de ses souffrances, à sa renaissance on l’accompagne avec émotion dans son retour à la vie.